1969 : Le principe de Peter

Dans une hiérarchie, tout employé tend à s’élever à son niveau d’incompétence.

Vous êtes un bon développeur ? On vous promeut lead. Bon lead ? On vous fait directeur. Jusqu’à ce que vous atteigniez le poste où vous devenez mauvais. Là, vous restez.

La conclusion de Peter : le travail est fait par ceux qui n’ont pas encore atteint leur plafond.

1995 : Le principe de Dilbert

Scott Adams observe autre chose. On ne promeut pas les bons jusqu’à ce qu’ils échouent. On promeut directement les mauvais pour les sortir du flux productif.

“Les travailleurs les plus inefficaces sont déplacés là où ils peuvent faire le moins de dégâts : le management.”

Le management n’est plus une récompense. C’est une quarantaine.

Et si tout le monde devenait manager ?

Avant, être manager était un privilège. Une minorité y accédait.

Maintenant, vous ouvrez Claude, et vous dirigez.

Alors le filtre change.

Manager un humain tolère le flou. Les réunions d’alignement. Le politiquement acceptable.

Manager une IA exige de la clarté. Elle ne “ressent” pas. Elle exécute ce que vous formulez.

L’inversion

Le principe de Dilbert s’inverse.

Adams pensait que le management protégeait les incompétents.

L’IA les expose.

Peter décrivait la montée vers l’incompétence. Adams, le refuge dans l’incompétence.

L’IA supprime le refuge.