Le 10X est là. C'est un problème de compétence.
Octobre 2025. Andrej Karpathy, membre fondateur d’OpenAI, ancien directeur IA de Tesla : “Globalement, les modèles n’y sont pas. C’est de la bouillie.” Il ne voulait pas d’agents qui partent pendant 20 minutes pour pondre 1 000 lignes de code. Il craignait des “montagnes de bouillie qui s’accumulent dans les logiciels.”
Décembre 2025. Le même Karpathy : “Je ne me suis jamais senti aussi en retard en tant que programmeur. Un boost 10X est disponible et ne pas le revendiquer relève clairement du problème de compétence.”
Deux mois. C’est la vitesse à laquelle il a changé d’avis.
Boris Cherny, créateur de Claude Code, a répondu qu’il ressentait la même chose “la plupart des semaines.” Ses stats : 259 PRs, 497 commits, 40 000 lignes ajoutées en 30 jours. Chaque ligne écrite par Claude. Pour construire Claude Code.
Je n’ai pas codé depuis des mois. Je livre depuis Slack en attendant mes enfants à l’école. Même mes revues de code sont faites par Claude. Je suis probablement plus productif que jamais.
Le vrai problème
Le “problème de compétence” ne concerne pas le fait de savoir coder. C’est une question de lâcher-prise.
Les seniors ont de la masse à perdre. Des années de mémoire musculaire, de réflexes, de fierté artisanale. Karpathy lui-même a mis deux mois à mettre à jour son modèle mental.
Les juniors n’ont rien à désapprendre. Ils arrivent sans le bagage du “coder veut dire taper des caractères.”
Le vrai clivage n’est pas junior contre senior. C’est ceux qui lâchent prise contre ceux qui s’accrochent à l’ancien métier.
De quel côté êtes-vous ?